De l'origine des Dionysies et du Théâtre

Petits vagabondages en langues buissonières aux temps des poètes et penseurs de la Grèce archaïque.

par le Collectif La Laie des Elfes


Lectures à tous vas, nuées philosophiques, poètiques et dramatiques.


Voyages et quêtes

par Sandrine Caux.


19h00 : Scène ouvertes à tous ceux qui veulent se joindre à nous.



Représentation au chapeau (un seul)

Buvotte, petite graille, ou auberge espagnole, à convenance.

La Laie des Elfes

19 rue de la république

80 800 Cerisy

atiredailes@la-laie-des-elfes.com

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Jamais tant le ciel n'en fut chargé des pâles raideurs du silence ... Je est des nôtres et nul ne l'en arrachera aux magnificences du désir !


Le théâtre est ce lieu même où le pouls de la terre en remémore aux hommes les divines étendues de l'Être ... Evohé ! ... les chants de l'Enthousiasme qui consentent à éclore en l'humaine essence l'infaillible puissance lumineuse d'où surgit l'inspiration des poètes ... La création, nouaisons spontanées des sens, de l'Éther et du Logos ... Les dieux en veines germent, et, gorgés des fors de l'humus, les hommes, du cocon de leurs mythes, éveillent en eux l'efflorescence.


Ciels craquellent, l'ombre fêle, bolides et comètes fusent à fleur les écorchures ; la terre feule, s'écartèle, délivre les cris de Gaïa, l'orgasmique brûlure qu'ornent les tales des vieux épeautres ... Plus rien n'y fut autre que délivrances, ni même esclaves ou bannis. Tout résurge des antres maternelles où mâtinent les flues de lunes ... Dieu-l'enfant démembré, par le bouc et le thyrse, appelle à pleines chairs l'animale beauté des nymphes indociles. Jamais plus, de nos rêves, il n'en sera fait croix !


Pas s'en font sans compter, de communes organiques en les fonds de forêts, propagent les beautés des roques voix de l'ombre ... S'en gruge, ici, le récit falsifié de l'intime mémoire des petites peuplades ... Transes et mues des ménades, habiles bourres des satyres : à chaque pas, fulmine l'orge; à chaque souffle, trombent les foudres où s'en fut faite, d'agiles nuées, Théa, fille des résonances, en de lucides ballets d'ondes ... La sphère, l'eau, le feu, la terre, l'air, la quinte essence : d'Elée, d'Ionie, de Thrace et de partout les chœurs, et de partout les Êtres affluent en rondes !     


Tout fait Un, Tout palpite ! ... Des spirales surgies des profondeurs de l'antre, des ricoches d'échos, langues entremêlées, des corps au diapason des organons d'étoiles, Tout respire à pleins souffles, récusant les agônes des tyrannes arènes des cités minérales; pas un mot qui n'échappe aux chaos diluviens, pas un son qui n'en soit rhombes de fauves muses... La terre ne se vend pas, les poètes l'en savent ... Brûlantes du désir, les peaux à pleines mues grondent à plus les mers ... errants, œuvrants et paysans, saouls des charnelles danses font foutre aux indécences des cités patriarches ... Ici s'en rompent les dénis, l'aube et l'aiguail couvent le grain ... Ici, sont nées les limbes de ce qu'il est à voir ... Et Tout s'y fera voir !


L'orage fend les fards, et nous savons lire sous les masques ! ... Ni n'en cède, ni n'en geint ! ... Verra ce qui se lève ! ... Vivra ce qui s'en donne à pleines envergures ! ... Demain est une autre fête ! ...On ne vainc que nus !